توضیحاتی در مورد کتاب :
گزیده ای از مقدمه:
من می خواهم از همان ابتدا از هرگونه سوء تفاهم جلوگیری کنم: در مورد وسواس من نسبت به غذای خوب و شراب هیچ چیز قابل سرزنشی وجود ندارد. ما به راحتی فراموش می کنیم که با بررسی دقیق زندگی، تمام اشتیاق خود را برای زندگی کردن از دست می دهیم. به جای فرود آمدن به ته چاه روان رنجوری که بسیاری از ما را آن گونه که هستیم می سازد، ترجیح می دهم اشتیاق خود به غذا و شراب های خوب را به عنوان یک جست و جوی سرسختانه برای اصالت در نظر بگیرم و خود را به عنوان یک مسافر، یک کاوشگر، ماجراجویی در حال کشف این فعالیت های دنیوی که ما هر روز در آن مشغول هستیم: خوردن و نوشیدن. در یک ستون غذا، یک بار به شوخی پیشنهاد کردم که شعار من تنها «بخور یا بمیر» است، نقل قولی که به دروغ به شاعر روسی لرمانتوف نسبت داده شده است تا اعتبار و اقتدار بیشتری به او بدهم. اما «بخور یا بمیر» همچنین یک کوآن پوشیده است که دلالت بر این دارد که خوب خوردن، حتی ساده، بخشی از یک زندگی کامل است.
غذا خوردن در آمریکا: این یک پازل بزرگ با هزاران قطعه است که بسیاری از آنها گم شده اند، و با توجه به ملاحظات اقتصادی و تأثیرات قومی در تصویر نهایی یک نمایش اسلاید از تاریخ ما به اوج خود می رسد. این نمایش اسلاید گاهی به اندازه ی جنسیت در جامعه ی غیر سنتی ما آزاردهنده و سورئال است که ابعاد آن هر روز سرگیجه آور است و جامعه نویسندگان متخصص در غذا شناسی را مجبور می کند کارها را ساده کنند، عادت های آشپزی و زندگی مردم را از هم جدا کنند. کسانی که از آنها استفاده می کنند، طوری تمرین کنند که انگار خوردن غذا یک فعالیت جداشدنی یا یک جسم مستقل مانند یک توپ کریستالی، پل یا اندام مصنوعی است.
رژیم غذایی آمریکایی حاوی عناصر بسیار خنده دار است. با تمام احترامی که برای خدمات بهداشتی قائل هستیم، در مسیر موانع چاقی جهانی بسیار جلوتر هستیم. ما چاق هستیم و چاق تر می شویم، علی رغم هزاران ساعت و صفحات روزنامه که به انقلاب ساختگی لاغری ما اختصاص داده شده است. نوامبر گذشته، در سفری با هواپیما از ممفیس به نیویورک، با یک جراح قلب از منطقه یوتیکا، نیویورک صحبت کردم که اگر مهارتهایش کمتر مفید و سودمندتر بود در این منطقه که محبوبترین منطقه است، دوست داشت نقل مکان کند. ورزش ورزشی پیاده روی بین مبل، آشپزخانه و تلویزیون است. در سه مکان ساده ای که با همسرم زندگی می کنم، اغلب از من می پرسند که چرا در طول سال حداقل دو ساعت در روز پیاده روی یا شکار می کنم، و من به راحتی پاسخ می دهم: «تا بتوانم غذا بخورم بدون اینکه غذا در سر راهم قرار بگیرد. "کشتن." از پلیستوسن تا همین اواخر، آمادگی جسمانی و فعالیت ما برای بقای ما ضروری بود. در نیویورک تایمز، جفری اشتاینگارتن مقالهای درخشان درباره ترسهای غذایی ما منتشر کرد، جایی که نوشت: «ما اولین جامعهای در کل تاریخ بشریم که در آن پرخوری یک گزینه اقتصادی مناسب برای احتمالاً نیمی از جمعیت است.» به سهم خودم، من می گویم بیشتر از سه چهارم جمعیت. با این حال، طعم واقعی غذا نیست، بلکه جذب بیش از حد سوخت است. --این متن به یک نسخه چاپ نشده یا در دسترس از این عنوان اشاره دارد.
جلد چهارم
من میخواهم از همان ابتدا از هرگونه سوء تفاهم جلوگیری کنم که وسواس من نسبت به غذا و شراب خوب هیچ مذموم نیست. ما به راحتی فراموش می کنیم که با بررسی دقیق زندگی، تمام اشتیاق خود را برای زندگی کردن از دست می دهیم. من اشتیاقم به غذا و شرابهای خوب را تلاشی سرسختانه برای اصالت میدانم و خود را یک مسافر، یک کاوشگر، یک ماجراجو میدانم که این فعالیتهای دنیوی را که هر روز در آن مشغول هستیم، کشف میکنم: خوردن و نوشیدن. »
جیم هریسون یک لذیذ معمولی نیست. او یکی از آن زیباییشناسان اثیری نیست که از چشیدن سرکه بالزامیک یا پاشیدن نمک دریایی گرانبها از سواحل دور بر روی مارچوبههای خود لذت میبرند. در این مجموعه مقالات و نامهها با عنوان ماجراهای یک ولگرد گورمند، او خود را قهرمان همه دستههای اعیاد غولپیکر معرفی میکند. با نشاط می خورد، با اشتهای نامحدود می نویسد. شور و شوق او به حدی است که خواننده شاید این کتاب را با این باور که توسط گاوهای نر پامپلونا زیر پا گذاشته شده است، زمین بگذارد.
توضیحاتی در مورد کتاب به زبان اصلی :
Extrait de l'introduction :
Je tiens d'emblée à éviter tout malentendu : mon obsession pour la bonne chère et le vin n'a rien de répréhensible. Nous oublions trop aisément qu'à force de scruter la vie, nous perdons toute envie de la vivre. Plutôt que de descendre au fond du puits des névroses qui font de bon nombre d'entre nous ce que nous sommes, je préfère considérer ma passion pour la gastronomie et les bons vins comme une quête obstinée de l'authenticité, et me prendre pour un voyageur, un explorateur, un aventurier découvrant ces activités banales auxquelles nous nous livrons tous les jours : manger et boire. Dans une rubrique gastronomique, j'ai un jour suggéré pour plaisanter que mon unique devise était «mange ou meurs», une citation faussement attribuée au poète russe Lermontov afin de lui donner davantage de prestige et d'autorité ; mais «mange ou meurs» est aussi un koan voilé qui sous-entend que le fait de bien manger, même simplement, fait partie d'une vie pleinement vécue.
Manger en Amérique : voilà un immense puzzle aux milliers de pièces, dont bon nombre sont perdues, et qui aboutit à l'image finale d'un diaporama de notre histoire, soumise aux considérations économiques et aux influences ethniques. Ce diaporama est parfois aussi perturbant et surréel que la sexualité dans notre société non traditionnelle, dont les dimensions donnent quotidiennement le tournis, obligeant la communauté des écrivains spécialisés en gastronomie à simplifier les choses, à séparer les habitudes culinaires et la vie des gens qui les pratiquent, comme si l'ingestion de nourriture était une activité détachable ou un objet autonome comme une boule de cristal, un pont ou un membre artificiel.
L'alimentation américaine comprend maints éléments profondément comiques. N'en déplaise aux services de santé, nous arrivons largement en tête dans la course d'obstacles de l'obésité mondiale. Nous sommes Gros et devenons de plus en plus Gros, nonobstant les milliers d'heures et de pages de journaux consacrées à notre révolution bidon de la minceur. En novembre dernier, lors d'un voyage en avion entre Memphis et New York, j'ai parlé avec un chirurgien du coeur originaire de la région d'Utica, dans l'État de New York, qui aurait bien aimé déménager si ses compétences avaient été moins utiles et moins rentables dans cette région où l'exercice sportif le plus populaire est le trekking entre le canapé, la cuisine et la télévision. Dans les trois modestes endroits où je vis avec mon épouse, on me demande souvent pourquoi je marche ou je chasse au moins deux heures par jour pendant toute l'année, et je réponds volontiers : «Afin de pouvoir manger sans que la bouffe ne me tue.» Depuis le Pléistocène jusqu'à une date récente, notre forme et notre activité physiques étaient indispensables à notre survie. Dans le New York Times, Jeffrey Steingarten a publié un brillant essai sur nos craintes alimentaires, où il écrit : «Nous sommes la première société de toute l'histoire humaine dans laquelle la gloutonnerie est une option économique valable pour probablement la moitié de la population.» Pour ma part, je dirais plutôt les trois quarts de la population. Néanmoins, il ne s'agit pas d'un véritable goût pour la nourriture, mais bien plutôt d'une absorption excessive de combustible. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Quatrième de couverture
« Je tiens d'emblée à éviter tout malentendu mon obsession pour la bonne chère et le vin n'a rien de répréhensible. Nous oublions trop aisément qu'à force de scruter la vie, nous perdons toute envie de la vivre. Je considère ma passion pour la gastronomie et les bons vins comme une quête obstinée de l'authenticité, et je me prends pour un voyageur, un explorateur, un aventurier découvrant ces activités banales auxquelles nous nous livrons tous les jours : manger et boire. »
Jim Harrison n'a rien du banal gourmet. Ce n'est pas un de ces esthètes éthérés qui se délectent en goûtant un vinaigre balsamique ou en saupoudrant sur leurs asperges quelque précieux sel de mer en provenance de lointains rivages. Dans ce recueil d'essais et de lettres intitulé Aventures d'un gourmand vagabond, il se présente comme le champion toutes catégories des agapes gargantuesques. Il mange avec vigueur, il écrit avec un appétit illimité. Ses enthousiasmes sont tellement viscéraux que le lecteur reposera peut-être ce livre en croyant avoir été piétiné par les taureaux de Pampelune.